Là haut, dans la tribune de presse du stade Dugauguez , la vue est idéale pour superviser une rencontre. On voit de loin les joueurs tels des pions sur un échiquier, se déplacer à une certaine vitesse. L’animation dans le jeu est très visible avec un ballon qui circule de pied en pied.
En première mi-temps, la possession a été nettement en faveur de Sedan. On aurait même cru qu’il y avait deux ou trois joueurs supplémentaires à Sedan. Ce n’était qu’une impression car d’un côté, il y avait une formation ardennaise en état de grâce, évoluant surtout avec aisance, vitesse et surtout libérée. Au contraire de l’équipe amiénoise devant cravacher pour récupérer la balle et se battre de manière désespérée.
A 2-0, on a pensé que le bateau allait couler, surtout au moment où Sedan a bénéficié d’un penalty, suite à une faute de Landry BONNEFOI. Si FAUVERGUE avait alors marqué et porté ainsi le score à 3-0, nul doute que le retour aux vestiaires des équipiers de Thomas MIENNIEL eut été des plus délicats.
Mais dans un sursaut héroïque, Landry BONNEFOI réussissait un nouvel exploit. Il repoussait le tir de FAUVERGUE mais aggravait l’état de sa blessure. Il laissait alors sa place à Romain RUFFIER qui, immédiatement, démontrait qu’il allait se battre pour être digne de Landry BONNEFOI. Nous n’étions évidemment pas dans le vestiaire amiénois au repos, mais il semble bien que le discours de Ludovic BATELLI était très clair : l’équipe avait encore des ressources tant physiques que morales et surtout le moral n’était pas atteint.
Il y avait encore de la vie et personne n’avait déposé les armes. On devait le constater ensuite et la rentrée de Yoann TOUZGHAR a été intéressante puisqu’il a marqué sur penalty et que l’ASC s’est procuré des occasions. Au point que c’est Sedan qui était réduit à miser sur les contres, fort bien menés du reste.
La défaite était somme toute logique et aucun Amiénois n’aurait émis une idée contraire. Mais tous se demandaient encore pourquoi ils avaient été autant dominés en première mi-temps. Ils tenaient à retirer des éléments positifs car il faut maintenant penser à la venue de Châteauroux qui ne sera pas une partie de plaisir. Ainsi le capitaine Thomas MIENNIEL ne cherchait aucune excuse : « nous avons disputé une première mi-temps vraiment très médiocre. Mais je pense que nous avons encaissé le deuxième but trop rapidement. Nous avons réalisé une meilleure deuxième mi-temps avec de la profondeur, de l’envie. Bref, tout ce qui nous avait manqués en première période. Il faut donc s’appuyer sur cette deuxième période car évidemment nous sommes très déçus. Nous savions aussi que nous ne nous sauverions pas ce soir et que nous ne descendrions pas non plus. Au repos, il nous avait manqués tellement de choses que nous avons tout effacé et sommes repartis à zéro. Il faut dire que la rentrée de Yohann nous a fait du bien ».
Justement, Yoann TOUZGHAR, spectateur en première mi-temps et bon acteur ensuite, regrettait aussi cette passivité des 45 premières minutes. « Je pense que nous avons laissé trop jouer nos adversaires en première mi-temps. Nous étions pourtant prévenus et savions que les Sedanais se projetaient rapidement vers l’avant. Il aurait fallu jouer plus haut et éviter ainsi aux latéraux de Sedan de monter. Nous avons trop subi. Quant à moi, je reconnais que physiquement, c’est dur car j’ai parfois mal au psoas et l’adducteur. J’avais à cœur de bien faire. A 2-1, on y a cru peu de temps car nous avons encaissé un 3e but. Il nous a manqués dans l’ensemble d’un peu de jus. Maintenant, il ne faut surtout pas que nous doutions. »
Belkacem ZOBIRI aurait pu, peut-être changer le cours des évènements lorsqu’il bénéficia d’une belle occasion et qu’il se présenta devant Ulrich RAME.
Ce dernier s’interposait sur ce tir. « Nous avons fait une première mi-temps catastrophique et à ce niveau, cela ne pardonne pas. Dans la situation où nous nous trouvons, nous devons être les acteurs, être plus entreprenants, meilleurs dans les duels. Quelle explication ? Si j’avais une baguette magique, je ne serais pas là . J’aurais commencé par mettre mes deux occasions. Cela n’a pas souri. Maintenant, il faut mettre le bleu de chauffe et surtout arrêter de réagir. Il faut agir».
Grégory POIRIER évoquait les vagues ardennaises en première mi-temps, période durant laquelle lui et ses équipiers avaient sombré.
« Dès les premières minutes, on a vu que cela allait être dur. Il n’y avait pas photo et nous n’étions pas dans le match. C’est vraiment la première fois que cela nous arrive. Mais il ne faut pas s’arrêter sur la première mi-temps. Retenons la deuxième au cours de laquelle, nous avons relevé la tête. C’est la preuve qu’un match n’est jamais fini. Maintenant, c’est sûr, nous n’allons pas lâcher. Ce n’est pas parce que nous avons été battus à Sedan qui est une bonne équipe, que nous allons descendre. Si au bout de 13 journées, nous ne sommes pas positifs, nous ne le serons jamais. Mais c’est sûr que nous sommes dos au mur et qu’il va falloir réagir contre Châteauroux. »
Et le grand Grégory de conclure sur une note positive: « Le moral est touché mais nous ne sommes pas morts. ».
Rejoignez l'Amiens SC sur Facebook & Twitter | |
![]() |
Interview de Francis de Taddéo Retrouvez l'interview de Francis de Taddéo à son arrivée à la Licorne |
![]() |
L2 - J37 : Réaction de Bernard Joannin Retrouvez la réaction du président après la défaite face à Reims |