Lendemain de défaite et le vestiaire de la Licorne se remplit peu à peu. Les joueurs arrivent pour le décrassage qui va précéder leur départ pour quelques jours de vacances. Des vacances de Noël au cours desquelles, il leur sera certes demandé de ne pas faire d’excès mais surtout de se « laver la tête » et d’oublier les problèmes actuels.
C’est qu’au club, chacun est conscient de la situation actuelle. La situation est très difficile avec des résultats qui ne correspondent pas aux espoirs émis en début de saison.
Ludovic BATELLI l’a souvent répété depuis le début du championnat : l’équipe n’a pas su surfer sur la vague des bons résultats du National et ce, contrairement à Bastia et Guingamp, les deux autres formations ayant accédé à la Ligue 2.
A qui la faute ?
Le moment n’est pas venu de faire un bilan car en janvier, un nouveau championnat va débuter.
L’histoire nous rappelle que certaines équipes ont effectué un sensationnel renversement de situation et qu’à l’inverse d’autres, ont plongé.
Pour revenir au match, il est clair que plusieurs faits ont joué un rôle important. La blessure de Rafik SAIFI survenue de surcroit très tôt en première mi-temps, a désorganisé le système de jeu de l’équipe. L’ancien capitaine de l’équipe d’Algérie avait fort bien débuté et certains gestes techniques nous autorisaient à penser qu’il allait dynamiser l’équipe.
Peu après, TOUZGHAR était victime d’une faute qui, peut-être, aurait pu bénéficier d’un penalty. Penalty par ailleurs sifflé en deuxième mi-temps, à un moment où Nantes venait de prendre l’avantage grâce à un but exceptionnel de Vincent BESSAT, suite à une touche rapidement jouée sur le côté gauche.
Ce penalty sifflé cette fois par l’arbitre fut tiré par TOUZGHAR, trop faiblement ce qui permit au gardien RIOU, de loin le meilleur durant les 90 minutes, de repousser le ballon.
Peu après, Nantes se retrouvait à 10, suite à l’expulsion d’un de ses joueurs. Mais comme cela arrive souvent, les Canaris ont mieux joué en infériorité numérique.
Les Amiénois ont lutté de façon vaillante, parfois désordonnée mais en aucun cas, on ne peut leur reprocher un manque de combativité.
Sur ce match, les équipiers de Thomas MIENNIEL méritaient le partage des points mais on sait qu’en football, pour reprendre certaines expressions « la victoire ne sourit pas forcément aux meilleurs » et « que victoire et défaite sont très souvent menteurs ».
Avec infiniment d’honnêteté , l’entraineur nantais Landry CHAUVIN a admis que son équipe avait « commis une sorte de hold-up ».
On ne veut pas descendre
Dans ce métier où la solidarité n’existe pas toujours, il a été agréable d’entendre les propos du technicien nantais qui, en salle de presse, a volé au secours de son collègue Ludovic BATELLI :
« D’abord, nous venions de vivre des semaines très difficiles, avec notre élimination de la Coupe de France, notre défaite à Reims qui nous a fait mal et celle contre Laval où nous avons encaissé trois buts sur coups de pieds arrêtés. La fébrilité avait gagné le groupe. Ce soir, nous avons réalisé un match que je qualifie de symbole au niveau de l’état d’esprit. Mais cela me fait mal quand j’entends des supporters critiquer de la sorte Ludovic BATELLI. Ces supporters se prennent pour ce qu’ils ne sont pas. Qu’ils restent à leur place. Ludovic est un mec qui a beaucoup apporté à Amiens et j’espère évidemment le revoir en 2012 ».
Capitaine d’une équipe qui jusqu’au bout va se battre, Thomas MIENNIEL, élu Homme du Match, est venu confirmer les propos de Landry CHAUVIN :
« Bien sûr que nous sommes déçus. Nous avons fait du jeu, tout tenté et fourni beaucoup d’efforts mais les matches se répètent. Nantes a eu de la réussite. Nous avons envie que la roue tourne en notre faveur. Il faut que nous nous remettions les têtes à l’endroit. En tout cas, nous n’avons pas envie de descendre. Nous avons le niveau de la L2. Enfin, nous avons une confiance aveugle en notre staff technique et tout le groupe est derrière le coach ».
Voilà qui est clair.
Thomas MIENNIEL (et avec lui tous ses équipiers), n’ont vraiment pas aimé qu’une banderole soit dépliée derrière le but de Landry BONNEFOI. Mais ils ont apprécié la réaction du public qui, en général, a continué d’encourager l’équipe.
« C’est pourquoi à la fin du match, nous sommes allés remercier ce public qui ne voulait pas de cette banderole ».
Quant à Ludovic BATELLI, il a répété à plusieurs reprises « qu’il avait une pensée pour ses joueurs qui n’avaient pas été récompensés ».
Et d’insister sur l’état d’esprit de son groupe : « Si nous gardons justement cet état d’esprit, nous pouvons nous sortir de cette situation. Mais pour l’heure, que les joueurs se reposent et qu’ils retrouvent début janvier la fraîcheur mentale qui leur fait un peu défaut actuellement ».
Présents à ce match, Manu PIRES et Mickaël DEBEVE ont également été plutôt optimistes.
« Cette banderole est ignoble et me donne la haine. J’engage les joueurs à faire l’union sacrée » a indiqué le premier tandis que le deuxième a ajouté en s’adressant aux joueurs «soyez solidaires et vous vous en sortirez ».
Reprise le 2 janvier
Les professionnels de l’ASC sont en vacances et ils reprendront l’entrainement le 2 janvier.
Avant le match de championnat à Clermont (le dernier de la phase aller), le samedi 14 janvier, ils disputeront une rencontre amicale à Clairefontaine face au Stade de Reims (coup d’envoi à 17 heures).
Rappelons que le samedi 7 janvier, à 17 heures à la Licorne, se déroulera un 32e de finale de la Coupe de France entre Auxerre et Chambly.
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