Ce vendredi à l’occasion de la venue du Mans, le défenseur de l’ASC Julien IELSCH pourrait disputer son cinquième match de championnat de la saison. Après avoir été titularisé contre Troyes et à Reims, Julien se blessait à l’épaule contre le Havre au bout de 22 minutes seulement. Il rechutait ensuite en amical si bien qu’au total, il est resté trois mois sur le flanc. Ludovic BATELLI l’a appelé la semaine dernière à Metz.
Julien IELSCH ne cache pas qu’il a souffert au début, période qui coïncidait avec la meilleure production des Messins. A l’image de toute l’équipe, il s’est repris ensuite en livrant une belle deuxième mi-temps. Impressions…
« J’ai eu quinze semaines d’arrêt depuis ma blessure survenue contre le Havre fin août. Oui, ce fut long. Très compliqué aussi car il s’est produit une rechute en amical contre Caen et ce, au même endroit. J’avais beaucoup donné pour revenir au plus vite. Contre Caen, cette luxation de l’épaule s’est réveillée et j’ai pris un coup au moral car j’avais fourni beaucoup d’efforts. J’ai été touché à la fois physiquement mais aussi moralement. J’ai douté deux semaines et durant cette période, je n’étais pas facile à vivre y compris dans le cadre familial. Mais c’est reparti et je me suis dit qu’après tout, ce n’était qu’une petite fracture de la clavicule. Et surtout pas la fin du monde. Mais j’ai été bien soutenu et cela m’a fait beaucoup de bien.
Huit jours avant, j’avais participé à l’opposition interne avec la réserve sous la direction de Patrick ABRAHAM. J’étais bien. Ensuite, pour Metz, cela a été le choix du coach. J’ai appris la nouvelle lors de la causerie d’avant match comme du reste tous mes équipiers à 18h15. Franchement, je ne le savais pas avant. La veille quand j’étais parti avec le groupe. C’est vrai que dans ma tête j’étais parti dans l’optique de jouer 20 minutes, Mais je me suis vite mis dans le match même si c’était plus compliqué à gérer. J’étais en tout cas content de pouvoir débuter le match. Honnêtement, au bout de 20 minutes, je ne voyais plus rien. Cela faisait trois semaines qu’on était à Amiens sous le brouillard et bien moi, j’étais en plein dans le brouillard à Metz.
Je me demandais quand cela allait s‘arrêter et à un moment j’ai regardé le chrono. J’ai vu 22 minutes. Je me suis dit mais ce n’est pas possible. Evidemment, ce ne sont pas les mêmes efforts qu’à l’entrainement. Metz opérait par vagues et comme nous jouions à ce moment en contre, j’ai voulu apporter un plus. Peut-être aurais-je pour ma rentrée, rester derrière et me contenter du strict minimum. Mais je n’en suis pas capable. Sur le but, je fais une erreur d’appréciation. Le Messin pousse plus la balle qu’il me fait un grand pont. La deuxième mi-temps a été bien meilleure et nous donne de l’espoir pour l’avenir.
Il faudra bien qu’un jour, nous soyons en mesure de faire deux mi-temps. Un match, c’est 90 minutes et non 45. Quant au Mans, on peut dire qu’ils ont un gros budget, un beau stade, les faits sont là . Ils sont comme nous au classement. Ils avaient des ambitions pour remonter. Pour l’instant, ils n’y arrivent pas. Maintenant, je pense plutôt à nous. Nous avons tous envie de continuer sur la lancée de la deuxième mi-temps de Metz. Comme nous l’avions fait après Sedan puisque nous avions battu Châteauroux. Ce serait vraiment l’idéal »
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