Belkacem ZOBIRI fait partie de ce groupe de nouveaux joueurs, arrivés cet été à l’Amiens SC. Visiblement, l’enfant de Gap s’est déjà bien adapté dans le club.
Il est vrai que la présence de Fabien MERCADAL, l‘adjoint de Ludovic BATELLI n’est pas étrangère à cette intégration. ZOBIRI a en effet été entraîné à Gap par MERCADAL qui, après l’avoir perdu de vue (il a joué ensuite à Louhans puis à Sétif en Algérie), le retrouve donc à Amiens.
Belkacem progresse à chaque match et c’est ainsi que samedi dernier à Dieppe, il a repris victorieusement de la tête un centre venu de la gauche de Lamine DJABALLAH. A ce moment, ZOBIRI avait redonné l’espoir à son équipe, le score étant alors de 2-1 en faveur du Havre.
Belkacem ZOBIRI revient sur son retour dans le football de la Métropole après une saison passée en Algérie Au fait, de l‘autre côté de la Méditerranée, avait-il le sentiment d’être un peu oublié ?
« D’abord, mes premières impressions sont bonnes car le club a tout fait pour bien accueillir les nouveaux et les mettre à l’aise, que ce soit le staff technique, les entraîneurs ou les anciens joueurs. Parmi eux, Karim MELIANI a été parfait. Sur le plan du jeu, on voit que nous montons en puissance.
C’est vrai qu’au début, nous avons éprouvé quelques difficultés car nous avions du mal à nous trouver sur le terrain. Nous sommes solides et offensivement, il y a de la qualité. Je reconnais cependant que le stage a été difficile et j’ai eu du mal à digérer les efforts de la préparation. Les jambes étaient un peu lourdes mais çà va de mieux en mieux. De toute façon, il faudra être prêt vendredi à Dijon »
Avec Belkacem, on aborde ensuite le championnat de National, l’augmentation du nombre de clubs, la comparaison avec le football algérien et sa vraie place sur le terrain.
« D’abord, à Sétif, je n’étais pas du tout en exil car je connais bien le pays et sa culture. Mais franchement, cela fait plaisir de retrouver les terrains français. Les pelouses sont plus belles car en Algérie, elles ne sont pas bien entretenues. Je suis très content d’être à Amiens. Ma place est plutôt en attaque mais je suis surtout à la disposition de l’entraîneur. Je peux jouer milieu gauche ou droit. Dès que je joue et ce n’importe à quelle place, c’est l’essentiel. Je donne toujours le meilleur de moi-même.
J’ai connu le National avec Louhans mais je constate qu’en football rien n’est acquis. Comme dans la vie, il faut être humble. Le National est le Championnat de l’humilité. Par exemple, un samedi vous jouez contre Strasbourg ou Guingamp et la semaine suivante, vous rencontrez Luzenac. Chaque week end, il faut être à fond. L’équipe qui sera la plus forte mentalement, qui lâchera le moins, qui ira chercher les points à l’extérieur montera.
Franchement, je pense que nous avons une équipe solide avec de grosses personnalités et cela va nous aider dans ce championnat qui sera long et difficile. Tout de même, cela fait bizarre d’avoir un championnat avec 21 clubs ».
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